Ecrire,
lorsque l'on parle de soi, c'est un peu comme mourir, mourir un peu de son être intérieur.
Ecrire,
lorsque l'on parle de soi, cela peut être comme un remède, telle une saignée qui vous libère, on se guérit d'évacuer les trop plein.
Ecrire,
lorsque l'on parle de soi, c'est comme un suicide, on s'ouvre aux autres au risque de subir alors le lynchage de ne pas avoir été aimé de ce fond que l'on a osé montrer.
Ecrire,
c'est le plaisir de transmettre ce qui nous touche, nous émeut, nous transporte.
Ecrire,
c'est partager, c'est s'ouvrir aux autres, s'ouvrir au monde.
Ecrire,
c'est se donner au regard des autres, tel un livre que l'on feuillette, une page l'une après l'autre.
Ecrire,
c'est l'art de transmettre, culturellement, artistiquement, sentimentalement, passionnément.
Ecrire,
c'est tant de plaisirs, mais aussi tant de risques.
Ecrire,
c'est tellement, que dès les premiers mots on vit déjà l'inquiétude de s'être planté, de s'être fourvoyé, de ne pas être compris.
Ecrire,
c'est vous qui lisez, parce que si j'ai bien retransmis ce que je ressens, vous aurez alors ce petit sentiment de vouloir tenter de vous y mettre aussi.
Ecrire,
c'est moi de tenter alors de vous persuader que même si vous ne vous mettez pas à écrire un roman, vous pouvez tenter d'aligner quelques mots pour le plaisir premier de vous dévoiler un peu de ce que vous avez au fond de vous.
