La Clef des Alcants

Re: La Clef des Alcants

Messagede Davidartiste le 10 Déc 2008, 01:17

Un très bref passage sur ton histoire de fantasy :D

J'ai lu ceci :

Un soleil froid se leva ce matin là sur Garla et la forêt septentrionale des terres du roi Arcalon.
La réputation de cette étendue d’arbres centenaire, qu’était Dikaltar, n’était pas très engageante. Un récit vieux comme le monde, d’un voyageur intrépide dont le nom est désormais oublié, raconte bien des horreurs.
La forêt serait occupée par un peuple sanguinaire commandant aux bêtes sauvages et meurtrières, les faisant agir selon leur volonté. Son récit retraçait également la manière dont les arbres avaient la faculté étonnante de pouvoir étaler leur feuillage à la nuit tombée afin qu’aucun rayon de lumière ne puisse les pénétrer. Les ombres maléfiques s’y insinuaient avec malice pour surprendre le moindre être vivant osant s’y aventurer.
S’il en eu fait des écrit, aucun ne subsistent. Les mémoires ont oublié ce conteur, mais pour sûr, plus personne ne mit les pieds bien loin au sein de la forêt.

La vie était prospère pour les quatre principales villes du royaume, commerçant les unes avec les autres et depuis toujours, dans une excellente entente. Elles avaient d’ailleurs due se battre côte à côte par le passé. Même si les écrits ne subsistent pas de ces temps reculés et que l’ennemi n’est plus dans les mémoires, il en est tout de même demeuré des liens fraternels et les contes des anciens.
Le roi Gorlan était décédé depuis de longues années, trop aux yeux du peuple de Garla. Le Monarque aimé de tous laissa derrière lui une trace indélébile dans son sillage et marqua les cœurs et les esprits à jamais. N’ayant aucun enfant, il céda sont trône à son neveu, Arcalon.
L’héritier approchait de la quarantaine et avait un visage angulaire et une mâchoire puissante qui soulignait son tempérament. Il était beaucoup plus dur et intraitable que son prédécesseur. Il fit d’ailleurs rapidement parler de lui. Il avait rêvé du pouvoir durant toute son existence et le jour de son couronnement fût sans nul doute le plus beau jour de sa vie. Son goût prononcé pour les exécutions de ses opposants en faisait un dirigeant redouté et craint dans tous le royaume.


... puis je me suis arrêté dès le début de la phrase suivante. Je m'explique : cet extrait sonne comme un prologue (tu l'as d'ailleurs séparé de plusieurs sauts de ligne tant il n'a aucune continuité avec la suite - j'éviterais ce mécanisme un peu grossier à ta place).

Bon, comme je te l'ai dit, les premières phrases d'un roman sont capitales (surtout la première), et là c'est trop amateur à mon avis. Mais comme pour moi cet extrait n'est pas le début de ton roman mais son prologue, ce n'est pas si grave (tandis que ce qui suit, bien que largement perfectible du peu que j'en ai lu, ressemble bien plus à un vrai début ;) ).

Je vais juste rebondir sur ton "prologue" (permets moi de le nommer ainsi, même si toi tu n'as pas encore acquiessé mon opinion, ce sera juste plus simple pour cibler de quelles phrases je veux te parler !).

Comme pour ton autre histoire, tu as cédé à la facilité. Commencer sur le réveil, ou le lever du soleil, ça paraît tellement évident quand on veut écrire le début d'une histoire... mais tellement classique quand on la lit ! Je préfère de loin commencer sur un événement plus ou moins particulier (un tournoi d'échec aura lieu dans deux semaines et le héros se prépare à y participer... oui c'est pas Fantasy, c'est juste un exemple), sur un geste comme dans Lancedragon, Dragon d'un crépuscule d'Automne :

Tika Waylan s'étira pour soulager ses épaules douloureuses. Elle laissa retomber le chiffon dans le seau et, du regard, fit le tour de la pièce vide.


C'est sympa de commencer sur une action dans ce genre (ce que tu fais juste après avec "un corps s'engouffra...".

J'en profite pour revenir sur ce début (qui n'est pas celui du premier chapitre de Lancedragon mais celui du prologue, quoi que le premier chapitre commence lui aussi par un geste, une action, dans ce genre).
A la suite de ces deux phrases, l'auteur va à la ligne et dépeint la pièce dans tout un paragraphe. Bon déjà, je te l'avais dit, je ne trouve pas que Lancedragon soit un grand livre et rien que sur ce début je trouve à redire. Première phrase : ok. Seconde : beurk. Je proposerais :

Tika Waylan s'étira pour soulager ses épaules douloureuses. Elle laissa retomber le chiffon dans le seau et parcourut la pièce du regard.

- ou - et son regard parcourut la pièce.

Faire le tour = parcourir, pourquoi user de trois mots quand un seul suffit ? (sauf effet de style recherché mais là j'en doute)
Mais surtout ce qui est laid, c'est cet ajout de "pièce vide". L'idée maîtresse de la phrase c'est ce que fait Tika et non commencer à décrire l'endroit ! Surtout que le paragraphe qui s'enchaîne juste après n'est autre que la descriptions des lieux justement !
Je te redonne la version originale ici + la même mais avec le mot "vide" en moins, tu vas voir comme la seconde phrase est plus belle, plus légère (enfin dis moi si selon toi je me trompe !) :

Tika Waylan s'étira pour soulager ses épaules douloureuses. Elle laissa retomber le chiffon dans le seau et, du regard, fit le tour de la pièce vide.


Tika Waylan s'étira pour soulager ses épaules douloureuses. Elle laissa retomber le chiffon dans le seau et, du regard, fit le tour de la pièce.



Pour en revenir à ton prologue, on trouve le même genre d'erreur. Dès le début, tu as beaucoup de choses à raconter (normal !) mais tu te précipites, tu en dis trop à la fois, ce qui rend tes phrases indigestes.

Voilà ce que ta première phrase nous apprend :
1) Le soleil se lève.
2) Il est froid.
3) Sur quel lieu ? -> Garla
4) Mais aussi sur une forêt.
5) Cette forêt appartient aux terres du roi Arcalon.

Laisse le soleil "froid" se lever sur Garla et rien de plus pour ta première phrase (ce n'est pas original comme début comme je te disais, je vais me contenter de prendre tes idées mais de les exprimer autrement). Au passage, je n'ai jamais vu de soleil se lever l'après midi ou le soir... Si tu fais l'effort de préciser que le soleil se lève le matin, c'est soit que dans ton monde il peut se lever à d'autres moments de la journée (il faudrait alors donner une nouvelle définition du mot matin, car normalement le matin est ce qui succède à l'aube, l'aube étant justement le lever du soleil :P ), auquel cas c'est tellement extraordinaire que cet élément de ton monde ne peut être lâché aussi simplement et discrètement dès la première phrase, soit bien évidemment, dans ton monde comme dans le nôtre, le soleil se lève toujours le matin, et alors tu précises une évidence, ce qui selon moi est grossier et insultant vis à vis de tes lecteurs, donc à proscrire. ;) Comme déjà expliqué dans la critique de ton histoire de SF.

Du coup, la forêt et les terres du roi Arcalon ne devraient apparaître qu'à la seconde phrase, ou après un ";".

Un problème dans ton récit "vieux comme le monde". Tu commences avec le conditionnel, permettant au lecteur de douter de ce récit, tu finis à l'indicatif, comme s'il était bien réel. De toute façon, c'est à nouveau plutôt amateur (je crois) de présenter une légende comme tu le fais ici. Il faut presque nécessairement que le lecteur sache QUI croit en cette légende. Le mieux est donc qu'un personnage la raconte à quelqu'un d'autre (tu peux montrer la conversation sous forme de dialogue ou sous simple forme de naration : A révéla à B ce qu'il avait entendu : la forêt serait hantée, etc...). Sinon, tu arrives devant les ruines de Ruineland, et tu peux parler de leur légende en les présentant par le regard de différent peuple (Eruve atteignait à présent les ruines de Ruineland, et hésitait à les franchir. Il connaissait maintes rumeurs à leur sujet. Les légions de l'ouest évoquaient blablabla, les hommes sauvages du nord leur conféraient la malédiction du Sang, .....). Mais là, comme ça, de but en blanc, je trouve ça un peu facile en tant que lecteur.

(Quand le narrateur de l'histoire n'est pas un personnage du monde, donc que le narrateur est l'auteur ne font qu'un, alors c'est mal venu que l'auteur/le narrateur s'adresse directement au lecteur, comme tu le fais ici en lui offrant la légende.)

Au passage, quand je te parlais d'un trop grand nombre d'infos par phrase, d'une lourdeur dans ton récit, voici un exemple :

Un récit vieux comme le monde, d’un voyageur intrépide dont le nom est désormais oublié, raconte bien des horreurs.


Idée maîtresse de ta phrase : un récit raconte des horreurs (j'aime mieux "un récit évoque" que "un récit raconte"). Le voyageur intrépide, au nom désormais oublié, devraient donc apparaître dans une phrase à part. J'avoue que c'était confortable de le glisser ici puisque tu ne veux pas trop développer (surtout dans le cas où toi-même n'a pas encore inventé son nom et son histoire ;) ). Donc soit tu développes un peu l'idée de l'aventurier dans une autre phrase, soit tu l'as fait disparaître. Je te propose :

Héritage de temps oubliés, une légende lui prêtait horreurs et dangers. L'intrépide voyageur qui s'y était aventuré l'avait amèrement regretté ; et il n'avait pas tardé à succomber de ses blessures. Mais son récit lui survécut, année après année, siècle après siècle, conté à la tombée de la nuit, à l'enfant dans son lit comme entre amis auprès d'un feu réunis. Certains détails se perdirent, jusqu'au nom même de l'aventurier, et d'autres les remplacèrent, perpétuel renouvellement.

(Tu remarqueras, le choix entre UN/LE/CE : UN intrépide voyageur => L'intrépide voyageur, pour donner de l'évidence à ton monde, puisque tout le monde sait de quel voyageur on parle, le seul à s'y être aventuré et à en avoir réchappé, celui qui le premier fit le récit.)
La phrase commençant par "mais son récit lui survécut..." est volontairement longue, hachée par les virgules, avec une répétition de i, comme un écho (nuit, lit, ami, réunis), pour accentuer l'idée que beaucoup de temps s'est écoulé, entre les premiers récits d'antan et ceux de l'époque du roman, mais comme j'écris vite là je ne sais pas si j'ai réussi mon effet.


N'as-tu pas toi-même davantage envie d'entendre ce fameux récit, maintenant qu'il est ainsi introduit ? :oops: Parce que malheureusement, pour ma part, "un récit vieux comme le monde, d’un voyageur intrépide dont le nom est désormais oublié, raconte bien des horreurs" n'a que très peu piqué ma curiosité... :? Du coup, n'étant pas en attente de savoir ce que contenait la légende, je ne me suis pas laissé prendre à la magie et à la poésie des arbres qui cache la moindre lumière une fois la nuit tombée (je te prête l'une de mes expressions de mon bouquin, je suis à peu près sûr qu'elle doit être plus fréquente qu'on ne le croit, en tout cas je la trouve très poétique : "les arbres avaient la faculté étonnante de pouvoir étaler leur feuillage à la nuit tombée afin qu'aucun rayon de lune ne puisse les pénétrer."

Toujours en passant (lol je m'attarde beaucoup plus que je ne le voulais !), cette dernière phrase est un bon exemple de tes travers niveau qualité d'écriture.

Son récit retraçait également la manière dont les arbres avaient la faculté étonnante de pouvoir étaler leur feuillage à la nuit tombée afin qu’aucun rayon de lumière ne puisse les pénétrer.


*je récupère mon souffle, j'ai manqué de m'éttoufer car la phrase est trop longue, dépourvue de pause virgule :x *

Retracer correspondrait davantage à une suite d'événement, à un historique, mais pas à un seul détail. Je crois qu'il faut un autre mot.
la manière dont : 3mots au lieu d'un seul : "comment" - Le récit retraçait comment les arbres....
répétition : la faculté de pouvoir ... :o "pouvoir" est totalement inutile donc. De plus j'en profite pour te rappeler que pouvoir appartient aux verbes à contourner si possible, porteur de peu de sens
Justement, voici notre verbe pouvoir, totalement inutile ici (rien avoir avec une répétition comme précédemment, c'est juste qu'il n'apporte rien du tout à la phrase et peut s'enlever : afin qu'aucun rayon de lumière ne les pénètre. A moins que tu cherchais des rimes entre faculté, étaler, tombée, pénétrer, mais auquel cas je te conseille d'écrire "l'étonnante faculté" et non "la faculté étonnante"

C'est plus un défaut d'expression ici qu'un problème de vouloir donner trop de sens à une seule phrase. Il y a également la faute de "avoir la faculté", le verbe avoir est trop usé (comme pouvoir), et de plus il y a 3 mots pour un seul "avoir la faculté" = "pouvoir"... Aïe, il est de retour celui-là, quoi que tout à fait à propos ici. Soit on revient sur ton idée "d'avoir la faculté" mais avoir étant à éviter, je mettrais "posséder", soit on emploie "savoir" au lieu de "pouvoir" (un verbe usé également, mais moins déjà). On peut même se passer de parler de "avoir la faculté d'étirer", ou "savoir étirer". Avec quelques corrections ça devient :

Son récit révélait également comment les arbres savaient étirer leur feuillage, dès la nuit tombée, afin qu'aucun rayon de lune ne les traverse jamais.

ou sans le "savoir" ça donne (mieux ou pas suivant ce que tu voulais exprimer, car c'est beau d'imaginer qu'un arbre "sait" s'étirer, c'est plus plat de simplement dire qu'il s'étire) :

Son récit révélait également comment les arbres étiraient leur feuillage, dès la nuit tombée, afin qu'aucun rayon de lune ne les traverse jamais.

J'ai ajouté le "jamais" à la fin pour le cas ou tu voulais des rimes, mais tu peux l'enlever la phrase marche quand même.

Relis ma version, relis la tienne, je crois que ça va t'aider à réaliser comment tu alourdis tes phrases :oops: Je me sens tout prétentieux, dsl d'écrire les choses avec si peu de détours ! Je tiens à préciser qu'il y a 4 ou 5 années, j'écrivais sans doute moins bien que toi (ce qui implique donc qu'aujourd'hui je m'autorise à penser que j'écris mieux que toi, dsl de ne pas m'en cacher - qu'on me remette en place si je suis le seul à le croire).

D'une manière générale, il en va de même tout au long du prologue. Tu es trop pressé de révéler cette histoire que tu t'imagines et dont les détails te fascinent. Tu survoles ce qui doit être approfondi, et tu mélanges plusieurs idées maîtresses en une seule phrase (L’héritier approchait de la quarantaine et avait un visage angulaire et une mâchoire puissante qui soulignait son tempérament. 3 idées maîtresses : âge du personnage, apparence, personnalité, mais 1 seule phrase !).

Prends ton temps ! Tu me déclares comprendre qu'il te faudra du temps pour atteindre ton but, alors détends toi, même si tu as hâte que tout le monde puisse te lire, de savoir si oui ou non le public te lira, plonge dans ton monde plus profondément, prends le temps d'observer chaque détail plutôt que de les vomir au plus vite pour passer aux détails suivants, qui eux-mêmes seront vomis pour les prochains, etc. Mais peut-être ne rédiges-tu en fait qu'une ébauche rapide de ton histoire, un brouillon ? Ce ne serait pas une mauvaise idée pour poser au plus vite la trame, mais garde en tête que ce n'est pas encore un livre à proprement parler alors (toujours selon moi), mais simplement les premiers efforts d'une longue entreprise.

Je crois que ce serait un bon exercice que tu travailles simplement ces deux paragraphes (ce prologue) pour améliorer ta plume et ton talent de conteur. Tu veux me montrer ce que ça donne ? :?:

Allez, je retourne à mon travail ! Je me mets en retard lol, et pourtant j'ai fait de mon mieux pour ne pas trop en dire... :roll: Bon courage pour la suite à bientôt !
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Re: La Clef des Alcants

Messagede Erùvë le 10 Déc 2008, 18:43

Je suis d'accord avec toi, merci beaucoup de tous ces précieux conseils!!
D'ailleurs j'ai décidé de virer le "prologue" car il ne me plaisait pas! De plus il n'est pas primordial, je dirait tout cela au fil du récit...j'ai donc modifié le premier chapitre que je te met ici pour quand tu aura le temps...( 8-) )

Salut salut... :D


I Le chevalier noir


Le corps s’engouffra par la trappe dans un craquement d’os, retenu seulement par la corde qui lui avait été glissé au cou quelques instants plus tôt. Devant cette exécution sommaire, les lèvres du roi Arcalon s’étirèrent en un rictus malsain, pendant que l’exécuté se débâtait en vain.
Il se délectait de ces moments là. Il aimait voir les provocateurs de l’ordre établi suffoquer avant leur mort, qu’il trouvait bien trop rapide. Il avait ordonné que l’on ne laisse pas trop de mou à la corde afin que le décès ne soit pas immédiat. Il réfléchirait à une autre mise à mort, plus lente et plus jouissive. Mais pas dans l’immédiat, ses conseillers l’attendaient.
Il se faufila à l’intérieur du bâtiment flanqué de sa garde personnelle et de ses généraux. Au centre de la place de la capitale les acclamations de la foule, persuadée de la culpabilité du condamné, résonnaient jusque dans le château de pierres blanches.
La potence avait beaucoup servi ces temps-ci.
Le monarque pénétra dans une immense pièce circulaire au mur drapé de magnifiques tissus. L’on y voyait se dessiner des paysages sublimes et des animaux de contes. En face de la porte d’entrée avait été érigé un autel sur lequel trônait le blason de la famille royale ; un croissant de lune sur fond rouge transpercé de haut en bas par l’Epée des rois. Un imposant trône en or aux accoudoirs de cuir était disposé devant l’autel. Arcalon s’y installa et ses conseillers prirent place devant lui. Sa garde se plaça à l’entrée ainsi que de chaque coté de son fauteuil.
Il s’était attardé sur leurs visages avant l’exécution et avait compris. Il avait donc souhaité attendre la fin de l’exécution avant de les recevoir. Il ne voulait pour rien au monde qu’une mauvaise nouvelle vienne gâcher ce moment de détente. Il posa un regard noir sur l’assistance et d’un geste de la main les autorisa à parler.
- Sire, commença le général Clima redoutant la réaction de son chef. Nous souhaitions vous voir pour vous entretenir d’…
- Cesse de tergiverser Clima, le coupa Arcalon courroucé. Va droit au but pour changer.
- Oui mon seigneur, il prit une profonde respiration et déglutit avant de reprendre les yeux rivé sur le sol. Le chevalier nous a échappé. Nous l’avons blessé mais il a disparu près de la rivière, à la sortie est de Nulsia.
Il s’arrêta attendant la réaction du monarque. Son regard le transperça jusque dans ses entrailles et le général dû se concentrer avant de continuer.
- Désolés de vous avoir déçu mon seigneur. Nous accepterons la sanction qui vous paraîtra la plus juste.
Les yeux de Clima étaient remplis de peur. Il était le plus grand et valeureux combattant au service de Sa Majesté. Malgré tout il redoutait les réactions de cet homme aux cheveux grisonnants.
Le roi prit un moment pour ne pas laisser exploser sa colère. Il capturerait ce renégat et le soumettrait à sa volonté. Personne n’osait lui résister ainsi. Croyait-il pouvoir le voler en toute impunité. Pourtant Arcalon devait voir la vérité en face : ses simples soldats, aussi gradés qu’ils soient, n’étaient pas à la hauteur contre ce maudit chevalier.
Il se résigna à ne pas les exécuter pour leur incompétence flagrante et les renvoya à leurs quartiers. Le temps de la réflexion était venu. Pour venir à bout du voleur, et récupérer son bien, il ferait appel à un guerrier plus puissant. Un de ceux qui ne recule devant rien, ni personne. Et surtout pas devant un peu de magie. Il quitta la salle du trône suivit de près par sa garde. Il parvint à l’entrée d’un profond couloir incurvé, dont on ne voyait pas le fond. Il demanda à ses soldats de monter la garde et continua son chemin. Au fond du couloir se dressait une représentation grandeur nature de lui-même, comme il y en avait des dizaines d’autre au château. Il tira sur la garde de pierre de son épée et un léger cliquetis s’éleva de la statue. Elle pivota légèrement pour laisser entrevoir une entrée. Le monarque s’engouffra dans l’interstice, devant lui une volée de marche l’attendait. Il posa le pied à gauche de la première. Le bloc de pierre s’enfonça légèrement sous son poids. Dans un nouveau cliquetis le passage se referma. Il descendit rapidement, les torches sur les murs s’allumant à son passage. Il pénétra dans une grande pièce avec un petit bassin surélevé en son centre. Les murs de pierre suintaient d’humidité et l’absence de fenêtre rendait l’air lourd. Au fond de la salle, entre deux étagères à grimoire, un objet brillant était posé sur une simple table. Arcalon s’en approcha rapidement et saisit l’objet qu’il alla déposer au fond du bassin. Il retourna vers les grimoires et en saisit un, particulièrement délabré, qu’il feuilleta rapidement avant de s’arrêter. Il avait trouvé la formule qu’il cherchait. Un sourire démoniaque enveloppa son visage.
- A nous deux !


*****


A la première lueur du jour, Aëluss était déjà debout, s’affairant à couper du bois, ramasser les œufs et nourrir les bêtes. Depuis la mort de ses parents, l’année de ses treize ans, il avait dû apprendre à se débrouiller seul. Malgré les tâches fastidieuses, il trouvait le temps de pratiquer son sport favori : le maniement de l’épée.
Aëluss était un beau jeune homme brun, de taille moyenne. Ses yeux d’un bleu pâle, faisait penser à la couleur du ciel d’une chaude et ensoleillée journée d’été. Il était bien bâtit et son corps avait été sculpté par les heures d’entrainement à l’escrime de ces dernières années. L’épée dont il se servait n’était pas n’importe quelle épée. C’était celle de son père, une des rares choses qui lui restaient de ses parents. Il en prenait soin chaque jour. La nettoyait, l’aiguisait avec une attention extrême. Il y tenait comme à la prunelle de ses yeux. Elle était parfaite pour le combat rapproché car légère et maniable, pour une épée à deux main.
Il passait des heures entières à s’entraîner, sur le grand arbre centenaire à l’arrière de la ferme familiale, lequel portait depuis de profonds stigmates. Personne n’aurait pu imaginer à sa figure angélique qu’il aimait à ce point jouer du tranchant.
La ferme se composait d’une grande pièce à vivre, de deux chambres et d’une cheminée pour les nuits d’hiver. Cette maison, trop grande pour lui, lui rappelait souvent le vide laissé par ses parents.
Les jours passaient calmement au rythme des échanges de produits avec le voisinage et d’entraînements épuisants. Les membres du village l’accueillaient toujours avec un immense sourire, qu’il leur rendait incessamment. Tout ce cirque l’exaspérait, il ne pouvait s’empêcher d’imaginer sa vie sans la mort de ses parents.
Aëluss se rapprochait maintenant de ses dix-huit ans. Dans deux ans seulement il atteindrait l’âge de la majorité. Il attendait ce moment avec impatience car il pourrait enfin participer au conseil de la ville en tant que porte parole de sa famille. Il voulait faire honneur à ses parents en devenant un acteur principal de la citée - aider à son organisation et à sa sécurité. Tout comme le fut son père. Dans sa ville le conseil faisait la pluie et le beau temps. C’était lui qui décidait, par exemple, des expéditions vers les cités voisines afin de commercer au nom de la communauté.
Les dernières feuilles rougeoyantes s’abîmaient sous l’astre lunaire. Alors qu’Aëluss rentrait chez lui, au coin de la maison voisine, un son comme un râle émana de l’ombre. Il s’arrêta net, aux aboies, dans l’allée menant à sa demeure. Ne sachant pas à quoi s’attendre, Aëluss ramassa un des bouts de bois mort gisant près du chemin.

Les sens aux aguets, il se concentra sur le moindre bruit. Peut être était-ce le fruit de son imagination ? Mais le râle était bien réel, le jeune homme se dirigea vers le portique avec prudence.
- Qui est là ? lança t-il d’une voix grave qu’il voulait confiante.
Un tintement s’éleva de l’obscurité. Un chevalier en armure apparut dans les rayons de lumière projetés par la fenêtre d’une maison voisine. Il s’effondra sur le sol. Son armure noire était totalement démantelée et lui-même était en sang. Aëluss se précipita vers le guerrier afin de lui prêter main forte et l’aider à se déplacer jusqu'à l’intérieur de la maison. En tant que fils de chevalier, il avait un respect immense et profond pour ces gardiens de l’ordre et de la paix. Il attrapa le bras sanglant de l’homme et le passa par-dessus son épaule.
- Merci…laissa échapper l’inconnu, le souffle coupé alors qu’ils commençaient à marcher.
Les quelques mètres qui les séparaient de la porte parure une éternité à Aëluss. Le mystérieux chevalier souffrait à chaque pas.
Une fois à l’intérieur il l’installa sur le fauteuil de la salle principale et lui apporta de quoi se désaltérer ainsi que des compresses et des pansements pour le soigner. Il porta le verre d’eau à ses lèvres craquelées, lui soutenant la tête pour l’aider à avaler. Le moribond ne parvint à prendre qu’une gorgée.
Il ne bougeait presque pas, seule sa respiration roque montrait qu’il était encore en vie. Le jeune homme entrepris de nettoyer les plaies. Il défit les courroies qui retenaient la cuirasse de l’armure et l’ôta, arrachant une plainte sourde au blessé. Cela fait, il put constater l’étendue des dégâts. Une crevasse suintait sur le flan du chevalier. Le sang coulait abondamment de la blessure.
Il alla chercher de l’onguent dans le buffet, nettoya la plaie autant que possible et l’appliqua dans l’entaille. Il banda le blessé et le laissa se reposer un moment. L’homme en armure respirait profondément et buvait par intermittence.
- Je suis heureux d’avoir utilisé mes dernières forces pour enfin te trouver et je te remercie de tes bons soins, lui dit-il finalement, la voix râpeuse de douleur.
Devant le regard confus d’Aëluss, le chevalier repris la parole.
- Je crains, à ton regard, que tu ne me prennes pour un fou…mais il n’en est rien. Je sais qui tu es…Il marqua volontairement un temps d’arrêt pour capter l’attention du jeune homme et repris. Aëluss, fils d’Aëtall.
Lorsqu’il entendit son nom Aëluss manqua de s’étouffer.
- Mais qui êtes vous ? Pourquoi et comment me connaissez-vous ? La voix tremblante, il s’éloigna un peu de son hôte et posa la main sur la dague à sa ceinture.
- Je me nomme Damir. Sache qu’Aëtall et moi étions amis… tu lui ressemble à s’y méprendre. Malgré la tristesse de ses yeux, un sourire compatissant se dessina sur le visage buriné du chevalier.
- Comment est-ce possible ? Le cœur emballé par cette révélation, il restait bouche bée.
Le chevalier se lança sans plus tarder dans le récit d’anecdotes relatives à ces années passées en compagnie de son ami. Il s’interrompait parfois afin de reprendre son souffle et se désaltérer. Des larmes coulaient maintenant abondamment sur les joues du jeune homme et de son invité au souvenir des évènements passés.
- Je voudrais que tu me pardonne Aëluss. Reprit le chevalier, le regard lourd de tristesse. Depuis toutes ces années je n’ai jamais réussit à mettre la main sur l’ordure qui a osée commettre cette infamie !
Le visage du jeune homme passa des larmes à l’étonnement le plus complet.
- Mais que dites-vous ? Mes parents son mort d’une maladie foudroyante !
- Mon enfant…je suis désolé mais ce que l’on t-a raconté n’est que pure foutaise ! Ils ont été…
Mais déjà Aëluss ne l’écoutais plus. Les lèvres du chevalier bougeaient, mais aucun son n’en sortait. Il avait compris, pas la peine d’en entendre davantage, ses parents avaient été assassinés ! A la tristesse, se mêla la colère. Qui avait bien pu commettre ces meurtres ? Quel personnage pouvait être répugnant au point de tuer un homme et sa femme laissant ainsi un enfant orphelin ?
Etonnamment il n’eut pas de réaction extérieure, si bien que Damir ne sut pas ce que le jeune homme ressentait au plus profond de son être. Après avoir tenté de le réconforter, il décida de ne plus dire un mot et de le laisser digérer ses propos. Le choc était trop violent. Pour Aëluss s’était comme si ses parents mouraient une seconde fois.
Le chevalier aurait voulu l’épauler dans son affliction, malheureusement il ne se connaissait que trop bien ; il savait qu’il ne verrait pas le soleil se lever. A force de silence Aëluss se laissa emporter par la fatigue et submerger par un flot de rêves étourdissants.
Le chevalier noir laissa le jeune homme s’endormir. Il sortit tant bien que mal de son sac un objet enveloppé dans une étoffe de soie brillante qu’il déposa délicatement sur le rebord du fauteuil. Il prit à sa ceinture un carnet auquel était accroché un petit crayon. Il griffonna quelques phrases et le déposa à son tour sur l’accoudoir. Il fit une dernière prière et, fermant les yeux, se sentit envahir par son dernier sommeil…ou peut être était-ce la douceur de la mort.
Erùvë
 
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Re: La Clef des Alcants

Messagede Davidartiste le 10 Déc 2008, 20:49

Dsl, Eruve, mais je ne vais pas pouvoir étudier ton oeuvre de fantasy avant un moment (survoler le début, je le pouvais, mais plus que cela j'ai besoin d'un minimum de temps et de concentration, et je réserve l'un comme l'autre à mon propre roman). Je pense avoir terminé mon travail dans un an si tout va parfaitement bien (improbable :D ) sinon dans deux ans.

Mais si tu t'impreignes des conseils que je t'ai donnés (ceux qui t'ont semblés judicieux, tu peux jeter ceux qui t'ont semblés à côté de la plaque), que tu te sers de ma façon de penser, d'écrire et de créer, pour clarifier la tienne, et la délester de ses problèmes de débutant, tu devrais aboutir à une plume mature, ta plume.

Bon, tu te douteras bien que je ne pouvais me contenter d'écrire deux misérables paragraphes lol. Sans le vouloir, quand je cherchais le bouton "Répondre", mes yeux ont survolé la fin de ton chapitre :roll: Alors voici une ultime réflexion, voire un exercice plutôt.

Il sortit tant bien que mal de son sac un objet enveloppé dans une étoffe de soie brillante qu’il déposa délicatement sur le rebord du fauteuil. Il prit à sa ceinture un carnet auquel était accroché un petit crayon.


La première phrase est à revoir. Essaie de répertorier les différentes idées qu'elle véhicule puis compare à mon analyse que j'ai masqué ci-dessous :

Sélectionner le texte écrit en blanc dans l'encadré pour le faire apparaître :

On voit la sortie d'un objet et sa déposition (pour moi ça sonne comme deux idées à traiter dans deux phrases, mais c'est pas obligé). Mais il y a une multitude de détails :
*d'où il sort (sac)
*comment il est sorti (tant bien que mal, qui d'ailleurs devrait apparaître après le sac, on doit s'imaginer qq1 qui sort qq chose avec du mal, qui gigote, sans savoir d'ou il sort la chose encore, il vaut mieux d'abord dire que qq1 sort qq chose d'un sac, et indiquer ensuite qu'il a du mal à le faire)
*comment il se présente (dans une étoffe, on apprend également que cette étoffe est brillante) - c'est pertinent de dire à quoi il ressemble après avoir dit d'où il sort et de comment on le sort, puisque on ne peut le savoir qu'une fois qu'il est hors du sac, ça respècte la chronologie
*où on le dépose (rebord d'un fauteuil)
*comment on le dépose (délicatement)


Quant à la seconde phrase, je l'ai citée non pas pour des problèmes de style (quoi que le verbe Prendre compte parmi les verbes pauvres), mais pour l'emploi du mot crayon. C'est peut-être une mauvaise maîtrise de ton monde. Tout dépend à quel point tu veux qu'il sonne médiéval. Pour information, le crayon est apparu vers la fin du XVIème siècle (du moins la matière servant à la mine, un graphite pur du nom de plombagine, je ne suis pas sûr qu'on l'enrobait déjà de bois, je crois que le crayon que nous connaissons apparut plutôt au cours du XVIIIème). Avant cela, on utilisait la mine de plomb et le fusain.

Eh oui, pour la fantasy bien plus que pour SF à mon avis, il faut être prèt à une quantité de recherches tout simplement énorme, je crois que j'ai repertorié plus de deux milliers de pages internets qui évoquent des thèmes qu'il me fallait maîtriser pour mon monde (énormément sur la vie au moyen age, les armes et les armures, l'équitation, l'éclairage en cet époque, les vêtements de l'époque, comment allumer un feu, comment chasser ou travailler la terre, comment forger, comment une cité s'organisait, quels étaient les commerçant d'époques, etc, mais également sur la géologie, la météorologie, la faune et la flore (par exemple je montre des femmes-araignées, j'apprends en détails le comportement des araignées), les langues anciennes et actuelles (hébreu, irlandais, russe lol), les mythologies, le corps humain, et tant d'autres domaines ! :o )

Tout dépend ce qu'on vise bien sûr. On peut se contenter d'un monde désobéissant parfois vulgairement à la logique du nôtre. Tu as du voir le film du Seigneur des Anneaux, avec la magnifique charge des Rohirrims qui dévalent la pente pour fracasser les Uruk-haï du gouffre de helm... Et bien ça n'existe pas dans la réalité, un cheval qui porte le poids d'un cavalier en armure et qui s'élance dans une pente. Les chevaux sont des animaux des plaines, leurs pattes arrières sont puissantes pour les propulser en avant, mais les pattes avant sont faibles et ne peuvent supporter tout le poids de leur corps et de leur charge qui reposent sur elles dans les pentes. Les chevaux auraient dû s'écrouler.

Puisque cette charge, élément censé être compatible avec notre propre monde, n'a pu exister, comment croire dès lors que les Uruks existent ??? Si les détails d'un monde inventé contredisent ce que l'on connaît de nôtre monde, alors comment, à forciori, croire que toute la magie ajoutée put exister ? La cohérence de la construction de ton monde est primordiale.

Il y a une autre forme de cohérence primordiale, la cohérence scénaristique. Reprenons le Seigneur des Anneaux (un livre pourtant extrêmement cohérent comparé à tant d'autres, et je fais preuve de culot en osant l'analyser et le critiquer ;) ).

Puisque Gollum tient tant à récupérer l'anneau, quite à se manger de la Moria et à poursuivre la communauté, n'aurait-il pas été plus simple pour lui de filer à la Comté quand Bilbon l'y détenait ? Il n'y a pas une seule arme là-bas ! Quel étrange hasard que l'anneau et son maître ne se réveillent jamais du temps où Bilbon le détenait (il le passe au doigt lors de sa cérémonie d'anniversaire), mais c'est pile dans les années où Frodon en hérite que là tout se déclenche. Il n'y a pas non plus dix mille anneaux magiques qui furent forgés, le mépris de Gandalf devant la découverte de Bilbon est épatant ! Il se passe quand même pas mal d'années entre Bilbo le Hobbit et la suite.

Et tout ça encore, ça va... Mais voilà qui est plus surprenant :
- Salut, moi c'est Elrond, bon vous avez une quête de barge à accomplir, ok vous les 4 hobbits vous pouvez vous y risquer, moi pour ma part, j'ai beau avoir l'un des 3 anneaux elfiques, j'ai beau être un être plus de 50 fois centenaires et connaitre notre Ennemi, je vais prendre un peu de repos dans ma demeure à Fondcombe, parce que je le vaux bien.
- Salut, moi c'est Gandalf, le pote du Magicien qui commande les Aigles, bah on va pas leur demander de nous amener directement à la montagne du destin, on va plutôt en ch*er à marcher et à risquer nos vies. :roll:

J'ai découvert hier, dans la version commentée par Peter Jackson et les co scenariste du Retour du Roi, qu'eux aussi s'étaient posés la question, tout ce qu'il trouve à répondre, c'est que sans doute que les Nazguls auraient tués les aigles (qui sont moins puissants que dans le film sur la fin qd ils combattent les nazguls). Eux-mêmes n'ont pas assez réfléchis :lol: A l'époque du conseil d'Elrond, les Spectres se déplacent encore à cheval. Et quand bien même, les aigles sont pas obligés de t'amener jusqu'au sommet de la Crevasse du Destin, ils peuvent te déposer au Gondor par exemple. :?

Un dernier mauvais point, l'armée des morts, le "god mode" qui te permet de remporter une bataille perdue d'avance (il me semble qu'ils ne viennent pas à Minas Tirith dans le livre, mais à une autre bataille qu'on ne voit pas dans le film). Ce n'est pas une incohérence, mais c'est assez grossier de sortir des monstres aussi puissant, au point où tu sais plus quoi en faire alors tu dis "bah on les libère finalement ils ont aidé une fois ils méritent le repos". Ou encore Gandalf, qui disposent de pouvoirs magiques, comme lorsqu'il grossit et obscurcit l'air pour intimider Bilbon et lui intimer l'ordre d'abandonner l'anneau à Frodon, et pourtant jamais le Magicien n'utilise ses pouvoirs magiques dans les batailles :roll:

Ben oui sinon les combats tourneraient cours. Je me passe absolument pas de pouvoirs gigantesques dans mon livre, sans que ça devienne trop simple pour autant, car aux grands pouvoirs il suffit d'imposer une très lourde contrepartie (je t'invente nimporte quoi : mon Magicien a un démon enfermé dans son corps, il peut utiliser sa force mais plus il le fait et plus il devient lui-même démoniaque, alors il ne le fait que dans les cas désespéré). Trois persos de mon histoire ont des pouvoirs énormes, deux font partie des héros et subissent de terribles conséquences quand ils y ont recours, le troisième n'a aucune conséquence mais n'est ni bon ni mauvais, une sorte de mage solitaire qui à sa guise influe sur le cours du monde, et lui par exemple c'est le genre à exterminer une armée entière en invoquant une pluie de météorite (si si !). Mais pour lui aussi, j'ai trouvé une astuce (en plus de sa neutralité) pour qu'il ne mette pas un terme logique et prématuré à mon histoire (je suis sûr que tu te régalerais, toi qui aime la fantasy :mrgreen: ).

Mais pour en revenir au SdA, presque personne ne se pose toutes ces questions, car le monde de Tolkien est extrêmement bien ficelé, cohérent (malgré ses imperfections), car Tolkien a respecté au mieux tout ce qui avait attrait au monde médiéval et aux logiques immuables de notre propre monde.

:roll: Dire que tout ça est parti d'une histoire de "crayon" :roll: Disons que ce que je voulais te dire, c'est qu'à chaque écart avec le logique et le normal, tu risques de perdre tes lecteurs, d'affaiblir la beauté de ta magie. Un crayon par ci, une charge en pente par des cavaliers par là, un perso qui devrait se rendre compte immédiatement qu'un choix plus judicieux s'offre à lui mais qui s'obstine dans un choix idiot, et peu à peu, à force de cumul, le lecteur refuse d'entrer dans l'histoire.

Voilà, personnellement je suis très exigent envers moi-même, c'est pour me donner le plus de chance de réussir (Eragon, qui est sorti il y a peu, a été écrit en GRAND MAX 2ans par un enfant de 15ans... Pile à l'époque du film le Seigneur des Anneaux, Eragon/Aragorn, on se comprend non ? Bon certes l'auteur est le fils d'un gros patron de maison d'édition aux states, mais ceci dit il a su trouver ses fans avec un travail plutôt modique). Alors je ne sais pas s'il faut m'écouter, je suis très tranché sur le travail et la qualité d'un bouquin, et visiblement certains s'en passent et réussissent leur coup. On doit pouvoir conquérir le monde de l'édition sans trop se fouler peut-être, mais cela ressemblerait plus à écrire dans une optique commerciale que dans le but d'offrir tout de soi-même à l'Art.
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Re: La Clef des Alcants

Messagede Erùvë le 10 Déc 2008, 21:47

Merci encore et encore pour tous ces conseils!!! :)

Cependant pour une fois j'aurai une remarque concernant les aigles de Tolkien :mrgreen: . Les aigles sont ceux de Manwe, qui n'est autre que le chef des Valars, les dieux de la terre du milieu...qui se sont retirés et éloignés de celle-ci durant le deuxième age de la terre du milieu à cause des humains qui se sont opposé à eux (numémor...). Ils se sont un peu détachés du sort de la terre du milieu (et des humains) et c'est donc assez exceptionnel que les aigles viennent aider qui que ce soit !Gandalf n'est pas sensé non plus user de magie à outrance, il ne le peut tout simplement pas. Il a été envoyé sur la terre du milieu dans un but de conseil et son principal grand pouvoir étant de persuader les gens de prendre telle ou telle décision (ce qui est, en y réfléchissant, un pouvoir tout de même énorme!!!). En ce qui concerne les autres anomalies que tu as relevé, je te donne entièrement raison, j'en avais remarqué certaine (sauf pour les cheveaux, j'y connais pas grand chose pour le moment...mais je vais devoir me renseigner!!). Mais bon, je n'y prete pas vraiment d'attention, au regard de l'ensemble de l'oeuvre ...je suis absolument fan!!! :mrgreen:

Pour tout le reste, tu as entièrement raison...ce sera donc un fusain, tu fais bien de me le faire remarquer, j'aime aussi la cohérence!! ;)

Ensuite, en ce qui concerne Eragon...personnellement j'ai acheté le bouquin. Je me suis présenté chez un libraire et j'ai tout simplement demandé : "qu'avez-vous de bien comme livre fantasy en ce moment ?" (c'était il y a 2 ans il me semble...ou peut-être plus. Bref, j'ai lu les deux première page et je l'ai envoyé valdingué...je te laisse deviner mon impression à son sujet... :shock:

Je préfère les auteurs qui gardent une certaine cohérence et logique dans les choix de leurs personnages et les évènements de leurs romans...
De plus avec les quelques détails (infimes!) que tu viens de divulguer à propos de tes personnages, je suis vraiment intrigué...cela me donne envie de lire ton roman!! J'espère que tu mettras quelques lignes du début... :D

merci encore de te détourner de ton roman afin de me conseiller...

ps : tiens, mes réponses se ralongent...vas-tu me contaminer...? :lol:
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Re: La Clef des Alcants

Messagede Davidartiste le 10 Déc 2008, 22:49

C'est bien que t'ais conscience des difficultés. Au final, le plus difficile c'est de ne pas désespérer :D

J'espère que tu pourras me lire dans deux ans comme tu dis sur l'autre topic, ou du moins qu'au nouvel an tu pourras lire ici mon premier chap. Je suis ravi si ce léger avant-goût de mes persos t'as un chouilla intrigué, mais j'y vois plus de la politesse et de la gentillesse (et je t'en suis reconnaissant) qu'une curiosité vraiment saisie, car j'en ai vraiment trop peu dit :lol:

Sinon j'ai plus à répondre sur le SdA et Eragon, mais une autre fois je suis en pleine scène de mort là :lol:
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Re: La Clef des Alcants

Messagede Davidartiste le 15 Déc 2008, 18:29

J'ai lu une partie ! (jusqu'aux étoiles :lol: )

Ecoute, je suis agréablement surpris, quoi que j'avais déjà senti chez toi la "fibre" du conteur. Tu as encore, à mon avis, de la marge pour améliorer ton histoire, et bien sûr pour t'améliorer toi (ceci signifie simplement que tu n'as pas encore mis ton histoire au point, normal pour cela il faut écrire, et que tu es encore amateur à mes yeux même si le potentiel est bien là).

Voici ce que j'ai lu, avec quelques remarques glissées en couleur prune :P


Le corps s’engouffra par la trappe dans un craquement d’os, retenu seulement par la corde qui lui avait été glissé au cou quelques instants plus tôt. Devant cette exécution sommaire, les lèvres du roi Arcalon s’étirèrent en un rictus malsain, pendant que l’exécuté se débâtait en vain.

Plusieurs remarques : Bonne idée de départ, merci ! Pas aboutie je crois ^^ Imagine un début ou tu montres une corde qui s'enroule autour d'une nuque, de la sueur et des pleurs qui s'écoulent sur elle, sans trop montrer le visage du condamné ni trop parler de lui, que le lecteur ne comprennent pas qui il est, pourquoi est-il exécuté. Saisissement du lecteur garanti, il va avoir l'impression que tout va trop vite, pour qu'il comprenne, et donc juge cette mort justifiée ou non, ce qui la rendra donc "injuste" (car pour le lecteur, il s'agirait d'une condamnation sans preuve, puisqu'il ne connait encore rien de rien, même pas les raisons qu'à le roi pour décréter cette mise à mort). Voilà qui donnera tout de suite envie de comprendre le fonctionnement de ce pays, les raisons de cette mise à mort. Plus tu la feras durer sans lui donner d'explications, et plus le lecteur se sentira mal et voudra comprendre (sans abuser sur la longueur de la description non plus).

Heureusement que plus loin tu parles d'une corde pas trop leste, car normalement un pendu meurt sur le coup, la nuque brisée (enfin, il faut très peu de temps pour qu'il arrête de gigoter si ça n'est pas immédiat). Mais si ta nuque ne se brise pas, alors le noeud va t'étrangler terriblement, de mes nombreuses recherches (lol, en fait c'était en me poilant à regarder les vidéos d'abrutis.com) je peux te dire que ton pendu va se mettre à grogner d'une voix méconnaissable.

INTERDIT AU MOINS DE 18 ANS :lol:
(la vidéo d'abrutis montrait un curieux jeu amoureux : le mossieur chatouillait l'intimité de sa dame, et celle ci était debout sur une chaise, la corde autour du cou, et dès qu'elle atteignait le plein bonheur, monsieur ôtait la chaise pour qu'elle soit pendue :o durant sa jouissance. Et la pauvre dame avait plus des bruits comme un gros bonhomme en train de vomir ses tripes à ce moment là, si tu veux tout savoir)

Montre aussi le visage qui se boursoufle et rougit, si tu veux faire durer la scène donc.


Il se délectait de ces moments là. Il aimait voir les provocateurs de l’ordre établi suffoquer avant leur mort, qu’il trouvait bien trop rapide. Il avait ordonné que l’on ne laisse pas trop de mou à la corde afin que le décès ne soit pas immédiat.
Il se délectait de ces moments là, trop rapide à son goût. Assister à la lente mort de quiconque provoquait l'ordre établi flattait son regard, comme la contemplation des étoiles en apaise d'autres. Et pour que cette mort se prolonge, il ordonnait qu'on retire du mou aux cordes.

Comme c'est mignon la langue française ! :lol:


Il réfléchirait à une autre mise à mort, plus lente et plus jouissive. Mais pas dans l’immédiat, ses conseillers l’attendaient.
Il se faufila à l’intérieur du bâtiment flanqué de sa garde personnelle et de ses généraux. Au centre de la place de la capitale les acclamations de la foule, persuadée de la culpabilité du condamné, résonnaient jusque dans le château de pierres blanches.
La potence avait beaucoup servi ces temps-ci.

La potence servait beaucoup ces temps-ci. :arrow: Sinon le plus-que-parfait indique qu'elle ne devrait plus servir, du moins l'imparfait donne la perspective que c'est fait pour durer.

Le monarque pénétra dans une immense pièce circulaire au mur drapé de magnifiques tissus. L’on y voyait se dessiner des paysages sublimes et des animaux de contes.

Attention à l'emploi de magnifique, sublime. Le lecteur ne voit pas ce que c'est que ce paysage, alors comment peut-il se le représenter sublime ? Idem pour les tissus. Si tu tiens à magnifique et sublime, il faut d'abord avoir bien décrit ces choses. L'idéal et que tu puisses te passer de ces qualificatifs, et que le lecteur pense en lui même, par la simple qualité de ta description que ces choses sont sublimes. Ce mot doit naître dans l'esprit du lecteur mais pas être écrit par l'auteur. Toujours le même empressement de ta part, tu ne t'arrêtes pas sur certains détails (comme l'aspect général du château, moi je me demande combien de salles a du traverser le roi pour atteindre le conseil tu vois, et à quoi elles ressemblaient :lol: ), mais c'est sûrement aussi parce que tu ne connais pas assez ton histoire (ce passage-ci peut-être même, mais je pensais d'avantage à des pages bien plus lointaines), donc tu as besoin d'écrire pour avancer et découvrir toi aussi.

En face de la porte d’entrée avait été érigé un autel sur lequel trônait le blason de la famille royale ; un croissant de lune sur fond rouge transpercé de haut en bas par l’Epée des rois. Un imposant trône en or aux accoudoirs de cuir était disposé devant l’autel.

Etait disposé, peut mieux faire !

Arcalon s’y installa et ses conseillers prirent place devant lui. Sa garde se plaça à l’entrée ainsi que de chaque coté de son fauteuil.

Ainsi qu'à chaque côté, sonnera mieux.

Il s’était attardé sur leurs visages avant l’exécution et avait compris.

Ecrit comme ça c'est difficile de comprendre de suite ce que tu entends.
Ils étaient venus le chercher durant l'exécution, arborant des visages crispés. Il avait compris que leur entretien aborderait des questions épineuses, voire désagréables.


Il avait donc souhaité attendre la fin de l’exécution avant de les recevoir. Il ne voulait pour rien au monde qu’une mauvaise nouvelle vienne gâcher ce moment de détente. Il posa un regard noir sur l’assistance et d’un geste de la main les autorisa à parler.
- Sire, commença le général Clima redoutant la réaction de son chef. Nous souhaitions vous voir pour vous entretenir d’…
- Cesse de tergiverser Clima, le coupa Arcalon courroucé. Va droit au but pour changer.
- Oui mon seigneur, il prit une profonde respiration et déglutit avant de reprendre les yeux rivé sur le sol. Le chevalier nous a échappé. Nous l’avons blessé mais il a disparu près de la rivière, à la sortie est de Nulsia.

Aie ! Quelque chose de capital dans les dialogues : ce sont des dialogues, et non des actions. Surtout ici où c'est un conseil donc il ne se passe rien d'autre qu'une conversation.

Tu dois éviter à tes dialogues, autant que possible, des coupures. Ne mentionner les réactions des uns et des autres que lorsqu'elles ne sont pas évidentes (toujours cette notion d'évidence ^^).

Autant que possible, employer "dit-il" (ou rien du tout), dans une certaine mesure s'écria-t-il, s'exclama-t-il, chuchota-t-il, murmura-t-il, demanda-t-il, et éviter tout le reste.

On peut s'autoriser quelques gemit-il, s'esclafa-t-il, maugréa-t-il, etc, si ça n'alourdit pas et renseigne intelligemment, mais quand je dis d'éviter le reste, je veux surtout dire qu'il ne faut pas de "ria-t-il plein d'entrain, une main posée sur son tablier qui était bleu, agité par les soubresauts de son ventre".

Non, si tu tiens à parler de comment le bonhomme est habillé (avec un tablier bleu), tu trouves le moyen de le caser en dehors du dialogue, ça n'a rien à faire au milieu ! Et pour les soubresauts du ventre, bien sûr comme le bonhomme n'est pas secoué d'un rire éternel, c'est bien pendant le dialogue qu'il s'est mit à rire et donc si on tient à les décrire il faut le faire dans le dialogue, mais en allant à la ligne pour commencer une nouvelle phrase sans tiret :

- Blablabla ! dit le bonhomme.
Il riait si fort que son ventre bondissait.
- Blablabliblabla !


Il s’arrêta attendant la réaction du monarque. Son regard le transperça jusque dans ses entrailles et le général dû se concentrer avant de continuer.
- Désolés de vous avoir déçu mon seigneur. Nous accepterons la sanction qui vous paraîtra la plus juste.

Désolé de vous décevoir, mon seigneur. :arrow: c'est plus léger non ? Quant à la seconde phrase, ce que le seigneur décide, ses sujets n'ont d'autres choix que de l'accepter. Plutôt que d'énoncer clairement que le sujet accepte, comme bien souvent, SUGGERE LE ! :arrow: Comment nous racheter à vos yeux ? Choisissez votre sanction, Majesté !

Les yeux de Clima étaient remplis de peur. Il était le plus grand et valeureux combattant au service de Sa Majesté. Malgré tout il redoutait les réactions de cet homme aux cheveux grisonnants.

A nouveau la scene est coupée, par les cheveux grisonnants. On est là à regarder deux personnages qui ont un certain échange. Au cours de celui-ci, tu veux montrer qu'un perso craint l'autre. Pour bien souligner cette crainte, tu indiques que ce perso est un guerrier très valeureux, le plus grand de tous. Ca n'a rien à voir avec le sujet de la conversation mais cette anecdote se justifie car elle a un rapport avec la réaction au cours de la conversation d'un des deux protagoniste. Par contre, tout à coup tu nous sors de l'échange pour qu'on regarde les cheveux grisonnants du roi, et hop tu nous replonges aussitôt dans l'échange. La couleur des cheveux du roi est sans rapport avec le reste, si tu veux en parler, il faut le faire ailleurs !

Ca vaut pour les dialogues, et pour toute scene, c'est une mauvaise façon de construire le récit attention.


Le roi prit un moment pour ne pas laisser exploser sa colère.

Ne pas laisser exploser = contenir. A voir ensuite, car contenir sa colère = se calmer, mais comme nulle part avant on n'a parlé de colère, se calmer véhiculerait moins de sens. Toujours cette histoire d'efficacité des mots.

Il capturerait ce renégat et le soumettrait à sa volonté. Personne n’osait lui résister ainsi. Croyait-il pouvoir le voler en toute impunité. Pourtant Arcalon devait voir la vérité en face : ses simples soldats, aussi gradés qu’ils soient, n’étaient pas à la hauteur contre ce maudit chevalier.

Je trouve que la façon d'avancer dans l'intrigue, de lancer cette information précieuse, et vraiment plate, amatrice encore. Je me sens à nouveau dans "le récit d'un aventurier dont tout le monde avait oublié le nom". :P

Il se résigna à ne pas les exécuter pour leur incompétence flagrante et les renvoya à leurs quartiers. Le temps de la réflexion était venu. Pour venir à bout du voleur, et récupérer son bien, il ferait appel à un guerrier plus puissant. Un de ceux qui ne recule devant rien, ni personne. Et surtout pas devant un peu de magie. Il quitta la salle du trône suivit de près par sa garde. Il parvint à l’entrée d’un profond couloir incurvé, dont on ne voyait pas le fond. Il demanda à ses soldats de monter la garde et continua son chemin. Au fond du couloir se dressait une représentation grandeur nature de lui-même, comme il y en avait des dizaines d’autre au château. Il tira sur la garde de pierre de son épée et un léger cliquetis s’éleva de la statue. Elle pivota légèrement pour laisser entrevoir une entrée. Le monarque s’engouffra dans l’interstice, devant lui une volée de marche l’attendait. Il posa le pied à gauche de la première. Le bloc de pierre s’enfonça légèrement sous son poids. Dans un nouveau cliquetis le passage se referma. Il descendit rapidement, les torches sur les murs s’allumant à son passage. Il pénétra dans une grande pièce avec un petit bassin surélevé en son centre. Les murs de pierre suintaient d’humidité et l’absence de fenêtre rendait l’air lourd. Au fond de la salle, entre deux étagères à grimoire, un objet brillant était posé sur une simple table. Arcalon s’en approcha rapidement et saisit l’objet qu’il alla déposer au fond du bassin. Il retourna vers les grimoires et en saisit un, particulièrement délabré, qu’il feuilleta rapidement avant de s’arrêter.

Trop d'idées maîtresses dans la dernières phrases !

Il avait trouvé la formule qu’il cherchait. Un sourire démoniaque enveloppa son visage.
- A nous deux !

*********


Mais sinon c'est mieux que ce que j'avais lu de toi jusqu'à présent. Nombre de phrases m'interloquent, dévoilant les faiblesses de ton histoire, de ta façon de la présenter, et de ta plume, et je n'ai pas tout relever. Ce serait inutile. Continue d'écrire comme tu le fais, le niveau est suffisant pour qu'on trouve plaisir à te lire. Ainsi ton histoire va s'étoffer d'elle même, tu vas mieux cerner tes personnages et ta trame, tu recommenceras ton début plusieurs fois je pense, c'est le début du chemin, mais pour l'instant c'est le bon chemin.

Un dernier détail : commencer le roman aux côtés de "l'ennemi" peut facilement aboutir à une sorte de non sens. Si ça se trouve, c'est justement ton roi le héros, un perso cynique, mais j'imagine que non. Dans ce cas, je t'aurais conseillé de commencer sur l'exécution, en effet, mais vue par les yeux de persos qui feront partie de "la bande des gentils", qui échangent quelques murmures, commentent, évoquent la cruauté du roi et le dégoût qu'ils ressentent à son égard, et pareil pour le conseil, mais comme le conseil se passe dans le chateau à priori aucun des héros ne devraient y assister (à moins que, on sait jamais), alors pourquoi ne pas déplacer le conseil sur la place des pendus, le conseiller vient trouver son roi, le roi le fait se taire, les héros voit sur les visages qu'il y a un problème, s'approchent pour entendre, et de quelques mots ils comprennent que leur ami, LE héros, a survécu et s'est simplement enfui, lui qui avait disparu et dont on n'avait plus de nouvelle. Alors la suite du début reviendrait à suivre ces amis qui veulent retrouver leur pote LE héros, si possible avant le roi.

Je n'ai pas lu la suite, c'est sans doute sans rapport tout ce que je dis, c'est juste pour te dire que je me méfis de ta façon d'avoir commencer sur le roi (non pas de le montrer et de le développer, mais de traiter le sujet de l'intérieur, en amenant le lecteur à cotoyer son intimité).
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Re: La Clef des Alcants

Messagede Davidartiste le 17 Déc 2008, 23:38

Sinon Eruve, pour en revenir aux pouvoirs de Gandalf dans le SdA, je te remercie de m'avoir signalé notre divergence d'opinion :D mais......... :lol: Il me semble bien que Gandalf a des pouvoirs, on ne l'appelle pas Magicien pour rien ! Sa plus grande démonstration de force reste le moment précédent la Moria. Quand la communauté escalade la montagne et qu'ils entendent la voix de Saroumane dans les airs. Dans le livre, Saroumane n'attise pas une tempête, il réveille la montagne qui est en colère, et Gandalf tente de la rendormir (mais échoue). Ca semble déjà un grooos pouvoir de savoir réveiller/endormir une montagne.

Et pourtant Gandalf ne se sert pas de ses pouvoirs contre les ennemis. PIRE ! Il s'en sert contre ses amis :roll: (preuve supplémentaire qu'il en a !) Il grossit et obscurcit l'air devant Bilbon, au tout début. Il brûle la main d'Aragorn dans Fangorn, lorsqu'il réapparaît en magicien blanc, et qu'il désarme le futur roi du Gondor en enflammant tout à coup sa lame. (Le film et le livre en témoigne tous deux.)

Un non sens complet.

Mais comme toi, je kiffe le SdA, au-delà de ses erreurs (certaines assez grave d'ailleurs :P )
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Re: La Clef des Alcants

Messagede Erùvë le 18 Déc 2008, 01:07

Merci merci pour tous ces conseils !!

désolé de ne pas t'avoir répondu plus tôt...en ce moment j'ai pas trop le temps d'écrire :cry:
Il faut que je m'y remette! Dès que j'aurai repris un peu mes écrits (le problèmes c'est que mes chapitres 2 et 4 ne me plaise pas du tout... :cry: ) , je posterai... j'ai du boulot !

pour le sda : pour les pouvoirs de gandalf je suis d'accord qu'il en a beaucoup!!! mais ce que je voulais dire c'est que je pense qu'il ne s'en sert que s'il n'a pas d'autre choix et dans le but de diriger les hommes sur le chemin qu'ils doivent prendre pour leur salut...A mon avis ce n'est pas une erreur de Tolkien mais un "arrangement" :D .
Mais s'il doit y avoirs des erreurs...elles ne me dérangent pas du tout :lol:
Je viens de voir que son fils avait sortit un nouveau livre : Les enfants de Hùrin...(an rassemblant les écrits de son père) je vais le commander rapidement je pense ! :mrgreen: (je suis plus fan du silmarillion et autres comptes inachevés que du sda lui même à vrai dire...)

J'ai en mémoire tous tes conseils et je tâcherai de les appliquer!!! merci encore et à bientôt!
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Re: La Clef des Alcants

Messagede abdel le 01 Jan 2009, 14:43

Bonjour eruve,

J'ai lu l'ensemble de votre texte et je constate à première vue, que vous avez un problème de révision de vos écrits avant de poster. Normal pour un jeune écrivain totalement pris par le fond que par la forme. Mais un texte non révisé dérange la lecture et amoindrit la force de son contenu.

A propos de correction, je pense qu'elle fait partie intégrante du commentaire, mais seulement quand il s'agit d'affiner le texte qui est déjà revu par son auteur. On s'intérèssera alors aux erreurs de syntaxe de haut niveau. D'où l'utilité de la correction par les couleurs qui s'intérèsse aux maladresses sur les règles assez complexes et qui suggère des tournures ou autres formulations des phrases. Cette méthode intervient au stade ultime : celui avant édition par une maison d'édition. Elle est faite normalement sur demande de l'auteur du texte et non pas pour tous les textes postés. Ceci, d'ailleurs pour ne pas encombrer le site inutilement.

Donc, corriger des bévues criantes n'est pas logique : c'est à l'auteur de les faire disparaître avant ! autrement ce serait faire perdre du temps aux commentateurs qui devraient se pencher sur le fond d'abord et la forme en général.

Pour le fond, justement, vous avez les ingrédients nécessaires pour écrire de bons textes: vous maîtrisez les techniques du récits en dosant bien les actions, les mouvements, les sentiments et les émotions des personnages. Il ya cette dose nécessaire de suspense et la trame se construit bien au fur et à mesure. Il y a des allers-retours entre le passé et le présent et vers le futur de l'histoire. Bref vous menez de façon convenablke votre récit , lequel coule dans le moule du sujet de prédilection des jeunes : l'héroic-fantassy.

Votre style est assez soutenu malgré "cette pagaille" des fautes que vous négligez, car il ne s'agit que de négligences pour de si belles phrases bien tournées qui montrent votre degré de maîtrise convenable de la langue littéraire. Une fébrilité à raconter qui vous empêche de revoir le texte.

Continuez à poster, l'histoire promet d'être étoffée et captivante.

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Re: La Clef des Alcants

Messagede Erùvë le 02 Jan 2009, 14:46

Merci pour tous ces conseils et ce commentaire en générale qui me donne encore plus de motivation...
J'espère pouvoir poster un suite bientôt. Pour le moment je reprend un peu les chapitres déjà postés...
merci encore et bonne année ! :D
Erùvë
 
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